Le revenu disponible par habitant a augmenté au Québec et dans l’ensemble de ses régions administratives en 2016

Québec, 14 mars 2018. – Selon les estimations les plus récentes, le revenu disponible par habitant a progressé au Québec, en dollars courants, de 2,7 % en 2016. Dans le même temps, l’indice implicite de prix des dépenses de consommation finale des ménages a augmenté de 0,7 %. Ce qui signifie que le pouvoir d’achat des Québécois, mesuré par le revenu disponible réel, s’est accru de 2,0 % en 2016, soit une augmentation similaire à celle observée un an plus tôt (+ 2,1 %). Au Canada, la croissance réelle du revenu disponible par habitant a été quasi nulle en 2016 (+ 0,1 %).

En dépit d’une croissance nettement plus forte du revenu disponible par habitant au Québec, ce dernier continue d’être plus faible que celui au Canada; il se chiffre, en dollars courants, à 27 723 $ dans la province contre 31 781 $ dans l’ensemble du pays. C’est ce qui ressort des données sur le revenu disponible mises à jour par l’Institut de la statistique du Québec et diffusées aujourd’hui sur son site Web.

Forte croissance en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

En 2016, le revenu disponible par habitant croît, en dollars courants, dans l’ensemble des régions administratives, bien qu’à des degrés divers. Avec une hausse de 5,0 %, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est la région qui connaît la plus forte progression, tandis que l’Outaouais (+ 1,2 %) enregistre l’augmentation la plus modeste.

Pour une quatrième année consécutive, c’est la Capitale-Nationale qui affiche le revenu disponible par habitant le plus élevé des régions administratives, celui-ci s’établissant à 28 848 $. Suivent de près les régions de la Montérégie (28 738 $) et de Montréal (28 631 $). À l’inverse, les régions de la Mauricie (25 151 $), du Nord-du-Québec (25 179 $) et du Bas-Saint-Laurent (25 203 $) ferment la marche.

Régions métropolitaines : Québec continue de devancer Montréal

Bien qu’elle ait connu une croissance relativement modeste en 2016, Québec demeure en tête des régions métropolitaines de recensement (RMR) québécoises, avec un revenu disponible par habitant de 29 117 $. Elle continue de devancer Montréal (28 745 $), seule autre région métropolitaine à présenter un revenu disponible par habitant supérieur à celui observé au Québec. Viennent ensuite les RMR de Sherbrooke (26 634 $), de Saguenay (26 526 $), de Gatineau (26 477 $) et de Trois-Rivières (26 202 $).

En 2016, la RMR de Sherbrooke est celle qui a connu la plus forte augmentation du revenu disponible, soit une hausse de 3,6 %, sous l’effet d’une croissance marquée du revenu net de la propriété. À l’opposé, avec un taux de croissance de 0,8 %, Gatineau enregistre la plus faible hausse. Il faut remonter en 2013 pour voir cette RMR afficher un taux de croissance supérieur à celui observé au Québec.

Caniapiscau toujours en tête des MRC, malgré un repli

La municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau (34 108 $), dont l’économie est axée sur l’exploitation minière, continue de présenter le revenu disponible par habitant le plus élevé, en dépit d’une baisse enregistrée pour une deuxième année consécutive. Elle est suivie de près par Les Pays-d’en-Haut (34 066 $) dans les Laurentides et L’Île-d’Orléans (33 869 $) située dans la Capitale-Nationale.

Qu’est-ce que le revenu disponible?
Le revenu disponible représente le montant qui reste à la disposition des particuliers pour la consommation finale de biens et de services ainsi que pour l’épargne volontaire. Il comprend tous les revenus reçus (salaires, revenu net des entreprises individuelles, revenu net de la propriété, transferts gouvernementaux, etc.) par les résidents d’un territoire donné, moins certains transferts courants payés par ceux-ci, dont les impôts directs, les cotisations aux régimes d’assurance sociale et les cotisations aux régimes de retraite à prestations et à cotisations déterminées.

 


L’Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d’intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

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