Investissements privés et publics au Québec – perspectives régionales

Québec, le 21 juin 2018. – Statistique Canada a publié, le 28 février 2018, les résultats de l’Enquête annuelle sur les dépenses en immobilisations et réparations (EDIR). Selon ces résultats, les dépenses en immobilisation non résidentielle devraient croître de 5,1 % au Québec en 2018. L’Institut de la statistique du Québec publie une ventilation par région de ces résultats, soit les perspectives pour 2018 ainsi que les données provisoires pour 2017 et réelles pour 2016, dans le bulletin Investissements privés et publics diffusé aujourd’hui

Reprise des investissements dans les régions de Lanaudière et de Laval en 2018

Selon les perspectives pour 2018, les dépenses en immobilisation non résidentielle devraient croître dans 13 des 17 régions administratives du Québec. La progression s’annonce particulièrement forte dans la région de Lanaudière (+ 30,7 %) qui enregistre une première hausse d’importance depuis 2011. Laval (+ 20,9 %) bondit après avoir atteint un creux en 2017. La croissance surpasse celle de l’ensemble du Québec (+ 5,1 %) dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue (+ 16,0 %), de la Côte-Nord (+ 15,6 %), du Nord-du-Québec (+ 12,6 %), de l’Outaouais (+ 11,7 %), des Laurentides (+ 9,5 %), de Montréal (+ 8,5 %) et du Centre-du-Québec (+ 5,9 %).

L’investissement en hausse dans l’ensemble des RMR du Québec

Les régions métropolitaines de recensement (RMR) de Montréal (+ 9,4 %), de Gatineau (+ 8,5 %) et de Sherbrooke (+ 5,5 %) devraient connaître une croissance supérieure à celle des dépenses en immobilisation de l’ensemble du Québec (+ 5,1 %) en 2018.

Croissance soutenue des investissements dans la région de Montréal

Les dépenses en immobilisation non résidentielle de la région de Montréal sont en croissance depuis 2010. Elles devraient se chiffrer à 12,7 G$ en 2018, alors qu’elles s’élevaient à 7,4 G$ en 2010. Cette évolution est attribuable principalement à la construction non résidentielle dans les industries de services, qu’elles soient privées ou publiques. Les dépenses en construction résidentielle suivent également cette tendance aidées par les hausses des dépenses en rénovation et en construction d’appartements. Elles se chiffrent à 4,8 G$ en 2017, comparativement à 2,5 G$ en 2010.

Hausse des investissements étrangers

Les entreprises dont le contrôle est exercé majoritairement par des intérêts étrangers prévoient, au Québec, des dépenses privées en immobilisation non résidentielle de près de 3,5 G$ en 2018, en hausse de 5,6 % par rapport à 2017. Ces investissements représentent 18,5 % des dépenses privées en immobilisation non résidentielle de l’ensemble du Québec.

Sur le Web

Pour l’ensemble du Québec, des régions administratives et des régions métropolitaines de recensement, les données relatives aux dépenses en immobilisation et en réparation, par industrie, selon la propriété privée ou publique et le pays ou la province de contrôle ainsi que celles relatives aux dépenses en construction résidentielle et aux dépenses liées à certains produits de propriété intellectuelle, pour la période allant de 2006 à 2018, sont disponibles à l’adresse suivante :
stat.gouv.qc.ca/statistiques/economie/index.html

 


L’Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d’intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

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Sources :