Industrie bioalimentaire québécoise : progression du PIB réel, de l’emploi et des échanges commerciaux

Québec, le 26 janvier 2018. – En 2016, le produit intérieur brut (PIB) réel de l’industrie bioalimentaire québécoise, en dollars constants, aux prix de 2007, a atteint 23,4 milliards de dollars (G$), en hausse de 4,0 % par rapport à 2015. La contribution de cette industrie au PIB réel de l’ensemble de l’économie du Québec s’est établie à 7,4 %, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu’en 2015 (7,2 %).

Entre 2013 et 2016, le PIB réel bioalimentaire a affiché une progression de 9,0 %, supérieure à celle de l’économie du Québec (+ 4,2 %). Au cours de cette période, les services de restauration et débits de boissons (+ 14,6 %), la fabrication d’aliments, de boissons et de produits du tabac (+ 13,6 %), les grossistes-distributeurs de produits alimentaires (+ 5,3 %), l’agriculture, la pêche, la chasse et le piégeage (+ 3,8 %) et les magasins d’alimentation (+ 1,0 %), qu’on regroupe pour former l’industrie bioalimentaire, ont tous accru leur production et contribué à la croissance de l’industrie.

Ces informations sont tirées du Profil sectoriel de l’industrie bioalimentaire au Québec, édition 2017, qui a été réalisé conjointement par l’Institut de la statistique du Québec et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. La publication présente les principales données de l’industrie entre 2013 et 2016 ainsi que des informations sectorielles détaillées.

Hausse de l’emploi

En 2016, l’industrie bioalimentaire a procuré de l’emploi à 497 800 travailleurs et fourni 12,0 % des emplois au Québec. De 2013 à 2016, cette industrie a créé 12 300 nouveaux emplois, principalement dans les services de restauration et débits de boissons (+ 9 900), la fabrication d’aliments, de boissons et de produits du tabac (+ 3 100) et l’agriculture (+1 900). Seuls les magasins d’alimentation (– 3 100) ont vu leur nombre d’emplois diminuer sur la période.

Progression des échanges commerciaux internationaux

En 2016, en dollars courants, la valeur des exportations bioalimentaires du Québec a atteint 8,2 G$, alors que les importations se sont élevées à 7,1 G$. Sur la période 2013-2016, la valeur des échanges commerciaux a connu quatre années de sommet, soit 11,7 G$ en 2013, 13,6 G$ en 2014, 14,4 G$ en 2015 et 15,3 G$ en 2016. Sur la même période, les exportations (+ 2,1 G$) et les importations (+ 1,5 G$) ont enregistré une croissance annuelle moyenne, de 10,6 % et de 8,0 % respectivement.

Entre 2013 et 2016, les États-Unis et la Chine ont vu leur importance s’accroître parmi les principaux marchés pour les produits du Québec. Relativement à l’ensemble des exportations, la part des États-Unis est passée de 61,4 % à 70,6 %, tandis que celle de la Chine s’est accrue de 3,1 points de pourcentage (4,1 % à 7,2 %). L’Union européenne (8,9 % à 5,8 %) et le Japon (7,3 % à 5,8 %) ont quant à eux vu leur part relative respective reculer. Les exportations à destination des États-Unis se sont chiffrées à 5,8 G$ en 2016, devant la Chine (595,2 M$), le Japon (480,4 M$) et l’Union européenne (475,1 M$).

Croissance de la valeur de la production agricole

De 2013 à 2016, la valeur totale de la production agricole a connu une croissance annuelle moyenne de 1,8 % et a augmenté de 543,3 M$. En 2016, elle a atteint 10,5 G$, répartis entre les ventes aux autres secteurs (8,3 G$), celles aux autres exploitations (1,3 G$) et les autres sources de revenus (0,9 G$). Les dépenses au titre des intrants agricoles se sont chiffrées à 6,5 G$ en 2016, soit 199,9 M$ de plus qu’en 2013 (6,3 G$), alors que le revenu agricole net total s’est établi à 1,2 G$, en hausse de 97,8 M$ par rapport à 2013 (1,1 G$).

Entre 2013 et 2016, les ventes agricoles aux autres secteurs se sont élevées de 550,8 M$. L’accroissement est venu des productions végétales (+ 426,5 M$) et animales (+ 124,3 M$). Les ventes d’oléagineux et de protéagineux (+ 134,6 M$), de légumes (+ 125,5 M$) et de produits de l’érable (+ 89,5 M$) ont mené les productions végétales à 3,2 G$, tandis que les produits animaux (+ 95,8 M$) et les bovins et veaux (+ 83,0 M$) ont permis aux productions animales d’atteindre 5,2 G$.

 


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Sources :