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Dossiers - Drogue

Bien que la vente et la consommation de presque toutes les drogues soient illégales, certains jeunes les consomment pour en faire l’expérience ou pour se divertir. Le contact avec la drogue est généralement momentané et sans conséquences, mais il peut également être une porte ouverte vers des habitudes dommageables et graves, en particulier pour ceux qui connaissent des problèmes d’abus ou de dépendance. Parmi les conséquences néfastes liées à la consommation de drogues, on compte les hospitalisations à la suite de tentatives de suicide à l’aide de drogues ou de médicaments, à des auto-intoxications (« overdoses ») et à la toxicomanie (dépendance à des substances).

Deux jeunes qui consomment de la drogueEst-ce que plusieurs jeunes prennent des drogues? Qui sont-ils?
L’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 (EQSJS) montre qu’environ 27 % des élèves ont déjà consommé de la drogue au cours de leur vie, les garçons dans une proportion légèrement plus élevée que les filles (28 % c. 26 %). La proportion des jeunes ayant déjà consommé de la drogue au cours de leur vie augmente avec le niveau scolaire. En 1re secondaire, 6 % des élèves ont consommé de la drogue au cours de leur vie, alors qu’en 2e secondaire ce sont 18 % des élèves, en 3e secondaire, 30 % des élèves, en 4e secondaire, 39 % des élèves et 47 % des élèves de 5e secondaire.

Les proportions sont similaires pour la consommation de drogues au cours d’une période de 12 mois puisque le quart (26 %) des élèves du secondaire a consommé de la drogue dans la dernière année. La consommation de drogues sur 12 mois croît aussi de façon significative à chaque niveau scolaire, passant de 5 % en 1re secondaire à 44 % en 5e secondaire. Par ailleurs, les garçons du secondaire sont légèrement plus nombreux à consommer de la drogue que les filles. Cet écart entre les garçons et les filles est plus important en 5e secondaire, où 47 % des garçons contre 41 % des filles ont consommé de la drogue au cours des 12 derniers mois.

Consommation de drogues à vie et au cours d'une période de 12 mois selon le sexe et le niveau scolaire, élève du secondaire, Québec, 2010-2011

La consommation de drogues à un très jeune âge est un phénomène plutôt rare. L’EQSJS 2010-2011 révèle que parmi les élèves âgés de 12 ans et plus, environ 1,6 % ont déjà consommé de la drogue et 4,9 % des 13 ans et plus en ont déjà consommé. Toutefois, à partir de 17 ans, près de la moitié des élèves (46 %) ont déjà expérimenté la drogue.

Âge d'initiation à la drogue selon l'âge, élèves du secondaire, Québec, 2010-2011

Outre le sexe et le niveau scolaire, la consommation de drogues au cours de la période de référence de 12 mois est associée à certaines caractéristiques des jeunes. On retrouve en proportion davantage de jeunes ayant consommé de la drogue parmi ceux qui évaluent leur performance scolaire sous la moyenne et leur situation financière comme étant inférieure à la moyenne. Les élèves vivant dans une famille monoparentale, reconstituée ou « autres » et ceux dont les parents sont sans diplôme d’études secondaires sont aussi plus susceptibles d’avoir consommé de la drogue dans les 12 derniers mois.

Consommation de drogues au cours d'une période de 12 mois selon certaines caractéristiques, élèves du secondaire, Québec, 201-2011

Quelles drogues sont les plus populaires?
La drogue la plus consommée est le cannabis (25 % des élèves dans les 12 derniers mois). Dans l’ordre de popularité, les autres drogues sont l’ecstasy (9 %), les amphétamines (incluant méthamphétamine) (7 %), les hallucinogènes (6 %), la cocaïne (2,9 %), les diverses formes de colle ou de solvant (1,4 %) et l’héroïne (0,8 %). On observe des différences entre les garçons et les filles selon la drogue consommée comme le montre le graphique suivant.

Heureusement, l’Enquête sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (ETADJES) montre une décroissance de la consommation de drogues entre 2000 et 2008 chez les jeunes du secondaire. De 43 % en 2000, la proportion de consommateurs de drogues est descendue graduellement à 28 % en 2008. En 2010-2011, la majorité des élèves du secondaire n’ont pas consommé de drogues. Malgré cela, 9 % des élèves du secondaire ont une fréquence élevée de consommation de cannabis, c’est-à-dire qu’ils en consomment au moins une fois par semaine dans les 12 derniers mois. Cette proportion connaît une hausse significative entre la 1re secondaire (1,7 %) et la 5e secondaire. À ce niveau, 14 % des élèves consomment du cannabis à une fréquence élevée. 

Fréquence de consommation de cannabis au cours d'une période de 12 mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2010-2011

Les types de drogues, les effets et les risques
Le cannabis, qui est la drogue la plus largement consommée dans le monde, est disponible le plus souvent sous la forme de marijuana (feuilles et fleurs séchées de la plante) et de hashish (résine visqueuse de la plante). Elle est généralement fumée ou ingérée. Sa principale substance psychoactive est le delta-9-tetrahydrocannabinol (THC),Feuille de cannabis mais il contient aussi plus de 460 substances inconnues. Les principaux effets physiques provoqués par la consommation de cannabis sont :

– l’accélération du rythme cardiaque;
– une mauvaise coordination des mouvements et de l’équilibre;
– une augmentation de l’appétit;
– l’assèchement de la bouche et de la gorge;
– le gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges);
– la somnolence.

Elle peut aussi entraîner des conséquences sur le système respiratoire. À poids égal, un joint de cannabis fournit 50 % plus de goudron qu’une cigarette de marque populaire. De plus, puisque sa fumée est souvent respirée profondément, elle peut causer autant de problèmes pulmonaires que 4 à 10 cigarettes.

Par ailleurs, plusieurs études démontrent que la consommation de cannabis augmente le risque de développer des troubles psychotiques, tels que la schizophrénie, chez les personnes vulnérables ou prédisposées.

Pour en connaître plus sur les autres types de drogues, il suffit de cliquer sur les images ci-dessous.

Cocaine

Ecstasy

GHB

ketamine

speed

substances legales

Existe-t-il des trucs pour arrêter de consommer?
Il n’y a pas de formule magique pour arrêter de consommer, mais il existe quelques trucs qui peuvent aider à modifier les comportements liés à la consommation :

– se débarrasser de tous les objets qui entourent la consommation;
– changer ses habitudes;
– se trouver de nouveaux loisirs;
– passer plus de temps avec des amis qui ne consomment pas;
– se fixer des objectifs réalistes;
– se récompenser avec l’argent qu’on aurait dépensé pour la consommation;
– parler de sa décision aux personnes qui nous entourent (famille, amis);
– aller chercher de l’aide.

Problème de drogue?
Voici quelques organismes qui peuvent apporter de l’aide ou des renseignements :

Drogue : aide et référence
Montréal et environs : 514 527-2626
Ailleurs : 1 800 265-2626
Service sans frais et confidentiel
24 heures sur 24, 7 jours sur 7

Tel-Jeunes
Montréal et environs : 514 288-2266
Ailleurs : 1 800 263-2266
Service sans frais et confidentiel
24 heures sur 24, 7 jours sur 7

Au Québec, il existe aussi des services spécialisés d’aide et de soutien qui s’adressent aux adolescentes et adolescents qui ont un problème avec la consommation de cannabis. Pour en savoir plus sur ces services, on peut communiquer avec le CLSC du centre de santé et de services sociaux (CSSS) du quartier.

 

Sources :

  1. Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
  2. Groupe de recherche et d'intervention psychosociale - GRIP (Montréal)
  3. Centre québécois de lutte aux dépendances
  4. Les jeunes et le cannabis – Ministère de la Santé et des Services sociaux